C’est à l’occasion du showcase organisé par Virgin Radio Gironde le 31 mars dernier que j’ai découvert l’univers d’Asgeir. Depuis je l’écoute vraiment en boucle. Premier coup de coeur de cette année 2014.  Direction donc la rock school Barbey. Une amie en stage sur cette radio travaillait sur l’évènement, sans compter Mike, l’animateur phare de la station.  Bref, une entrée gratuite, l’accès aux loges et de belles rencontres.  

( J’hésitais à vous poster la vidéo : chanson prise en cours de route, beaucoup de mouvements, bref vraiment tournée à  l’arrache.  Mais voilà, un voix sublime en live que je voulais aussi vous faire découvrir).

À peine 300 000 Islandais et j’ai eu la chance de rencontrer l’un d’entre eux et pas des moindres : Asgeir. À 21ans, ce dernier distille une folk mélodieuse, aérienne. À la fois mystérieux et charismatique, ce blond aux yeux bleus est le genre de personne au timbre de voix singulier, capable de te transporter peu importe la langue. Ferme les yeux et laisse toi bercer. Torrent dans les oreilles,  c’est l’heure de t’évader.

Quand Asgeir parle de chez lui dans le titre  » Going home « , il évoque Laugarbakki, son village situé à 188Km de Reykjavik et peuplé par 57 habitants. C’est l’Islande profonde, loin des lieux touristiques où l’on se presse pour admirer des geysers. Entouré de prairies, isolé,  ce lieu est propice à la création.
Son premier album en Islandais Dýrð í dauðaþögn écrit par son père le révèle en septembre 2012. 30 000 exemplaires vendus, soit 10 % de la population de l’île. C’est un peu comme si à 21ans, pour ton premier album, tu réussis à conquérir 6 millions de Français. Ça y est, tu vois le délire ?  Fort de ce succès, l’album est traduit en anglais pour une diffusion à l’échelle internationale: octobre 2013, In the silence voit le jour. Je vous invite à lire cet article du Monde merveilleusement bien écrit et très détaillé pour en savoir plus.